« J’ai écrit L’Éveil pour me confronter au regard des autres »
Dans la famille de Camille-Laure Mari, alias Strawn, tout le monde lit : qui de la saga Harry Potter, qui des études littéraires, qui des piles de BD. Les formats et les modes d’expression littéraires se croisent sur les étagères des membres de cette famille de Montpelliérains. Pour la jeune femme, c’est nécessaire car « pour écrire, il faut lire ».
À 23 ans, étudiante en Master 1 de Lettres Modernes, Camille-Laure Mari confie avoir toujours écrit. Adolescente, elle manie la plume et raconte ses aventures de jeune femme dans les pages de son journal intime. Elle s’essaie aussi à l’exercice de la nouvelle et du conte. Puis, en deuxième année de fac, son cursus de Lettres Modernes lui offre la possibilité de choisir en option « atelier d’écriture ».
Alors, pour la première fois, elle écrit pour être lue. Le professeur propose un sujet et, au terme de la séance, les étudiants lisent en public leurs productions.
Sans vraiment s’en rendre compte, désormais, ses textes sont lus. Le jeu séduit l’étudiante qui se met à chercher sur la toile des conseils, des concours, des sujets. Elle découvre un blog répertoriant l’ensemble des concours, dont celui proposé par WeLoveWords et Univers Poche sur l’Apocalypse.
Camille-Laure s’inscrit alors sur la plateforme où elle publie deux très courts textes « La Page Blanche » et « Le Pianiste ». Le premier s’interroge d’ailleurs sur le fameux syndrome de l’écrivain : la panne d’inspiration, l’incapacité à coucher sur le papier une phrase ou une idée. Vécu ? On l’imagine. Comme tout auteur, Camille-Laure a dû vivre des jours avec et des jours sans.
D’ailleurs, quand elle parle de son travail d’écriture, elle ne s’en cache pas. Par périodes, elle s’enferme jours et nuits, seule face à l’écran de son ordinateur, noircissant des pages et des pages de mots et d’histoires. Puis, elle passe des semaines sans coucher une formule sur le papier. « Mon travail d’écriture est encouragé au quotidien par mon petit ami ». Tour à tour correcteur et manager, il relit mes textes ou joue les coachs en période creuse, il « m’encourage vraiment à m’investir dans cette direction », précise t-elle.
« Je n’ai jamais été publiée. Quand WeLoveWords m’a appelée pour me dire que l’éditeur avait finalement sélectionné mon texte, la première chose à laquelle j’ai pensé c’était : OK, maintenant, il va falloir écrire la suite. » Très heureuse, mais surtout très surprise, Camille-Laure Mari raconte que les trois premiers épisodes ont été écrits un peu en suivant la courbe de son stylo. Elle a dû transmettre un chemin de fer des épisodes à venir pour poursuivre la rédaction du texte. Le texte définitif sera validé mi-novembre par l’éditeur.
L’Éveil
« Je ne voulais pas d’une histoire classique de fin du monde. Je souhaitais me détacher de la version apocalyptique maya. Je cherchais un lieu où il se passait des choses et il m’a semblé que l’univers hospitalier serait un cadre propice. » Un des proches de la jeune auteure travaille dans un hôpital où elle a déjà séjourné comme patiente. « En résumé, je savais comment fonctionnait le microcosme hospitalier. » Du côté des personnages, Camille-Laure voulait des prénoms qui fonctionnent aussi bien en français qu’en anglais. Simples, de préférence. Avant l’annonce des résultats, Camille-Laure pensait participer au concours Harlequin. Depuis, elle a décidé de se concentrer sur la rédaction du manuscrit. « Je jongle entre les périodes d’écriture et les études. C’est intense et les délais sont assez courts. Alors, chaque chose en son temps. »
L’avenir ? « Je suis réaliste, je sais qu’il est extrêmement difficile de vivre de sa plume ». Aussi s’oriente-t-elle vers une carrière dans l’enseignement des lettres, espérant - plus tout à fait – secrètement, qu’un jour, ses histoires trouvent leur lectorat pour y consacrer finalement tout son temps et toute son énergie.
Toute l’équipe de WeLoveWords lui renouvelle ses félicitations et ses encouragements pour les semaines à venir, semaines qui s’annoncent riches et intenses. En attendant, avec impatience, de lire la suite… !
Lucky Lucy












Félicitation Camille-Laure, votre texte est vraiment excellent ! Bonne chance pour la suite !
Amanalat