lieutenant

Rappelez-vous. Numériklivres, une maison d’édition 100% numérique avec qui nous avons lancé mi-janvier un concours de polars, sur un thème délicat : la discrimination.

Nous vous demandions de rétablir la justice par la plume, et treize de nos auteurs ont saisi cette opportunité. Parmi de très bonnes contributions, une lauréate s’est distinguée grâce à l’objet de sa discrimination : les femmes. Anaïs Bartet s’est emparée de ce thème pour produire un texte d’une grande force stylistique : Le Lieutenant.

Nous tenons cependant à saluer la diversité et surtout l’originalité des textes qui nous ont été proposés, dans le cadre d’un concours où les contraintes n’étaient pas évidentes. Les auteurs ont relevé le défi.

Notre lauréate, Anaïs, ne trouvait plus le temps d’écrire depuis quelques années, mais ce concours a fait renaître l’envie. Elle s’est ainsi remise à un projet de roman abandonné jusqu’à présent dans ses tiroirs :

« Jusqu’à un certain âge on entend souvent autour de soi : « tu as le temps, tu peux tout recommencer, tu as la vie devant toi ».

Moi, j’ai 45 ans et je viens de tuer mon mari. Bienvenu dans mon monde.

Je suis assise sur une chaise de la cuisine. Dans ma main droite je tiens un gros couteau qui me sert généralement à émincer les légumes. […] Dans ma main gauche je tiens un bout de chair flasque, visqueuse, couverte de sang. Le sexe de mon époux. »

Une femme sans histoires rencontre un militaire au passé trouble, qui se révèle peu à peu profondément misogyne. À la fois fascinée et apeurée, elle se détache de son emprise par un meurtre et une castration symbolique.

À la jonction du polar et du thriller, Le lieutenant a pour cadre un contexte historique et politique cher à l’auteur : l’Amérique du Sud des années 70-80, où elle a vécu plusieurs années.

C’est un récit qui rend également hommage aux parents d’Anaïs, réfugiés politiques qui avaient fui le Pérou. Marquée par cette expérience, elle se définit aujourd’hui comme une voyageuse à la culture et aux influences métissées.

Anaïs travaillera désormais son texte avec Jean-Basile Boutak, le responsable de la collection « Noir c’est noir », en vue d’une publication numérique. Nous lui souhaitons de rencontrer le succès qu’elle mérite !

Le LieutenantAnaïs Bartet

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  1. C'est un peu vide ici... Pourquoi ne pas laisser un petit commentaire?