©Fanny Roger
Lauréat du concours Social Bug, Amanalat alias Antonin Atger, 25 ans, nous parle de son rapport à l’écriture et de la façon dont il est tombé dans le Social Bug.
Amanalat, alias Antonin Atger, a appris sa victoire au concours en sortant du supermarché mais a réusi à se contrôler jusqu’à chez lui où il enfin s’est lancé dans une danse de joie avant de se rendre à son cours d’arts martiaux. Là, « Les gens ne devaient pas comprendre pourquoi je semblais si heureux d’être projeté par terre ! » Plongé dans l’écriture depuis son plus jeune âge, Antonin a vraiment progressé en travaillant : « C’est à partir de mes 18 ans que mon écriture est devenue plus rigoureuse. Je me suis (pour l’instant) toujours concentré sur les nouvelles et poèmes, dans le but d’aiguiser mon style. Je tente de donner une tonalité différente à chacun de mes écrits et le cadre de l’histoire courte est parfait pour ces expériences. » Il s’est inscrit sur WeLoveWords pour faire lire ses textes au plus grand nombre et relayer les articles de son blog (http://amanalat.com) créé pour mesurer ses textes à l’épreuve d’un public. Sur la plateforme, il s’est fait des amis qu’il a d’ailleurs rencontrés dans la vie réelle et a fini par s’intéresser aux concours proposés. C’est parce qu’il se sent « mûr pour le roman » qu’Antonin participe à Social Bug.
Dans le sujet proposé, il trouve assez de contraintes pour exercer sa plume, l’améliorer. Alors il se lance et réfléchit au sujet : « Je me suis demandé, avant tout, ce que pourrait apporter un nouveau réseau social. Je voulais éviter l’histoire d’un grand méchant, manichéen, créant un réseau pour dominer la population. Ce n’est pas car le public visé est jeune que l’on ne peut pas être nuancé. De même, je refusais le monde apocalyptique (pollution, guerre mondiale). Au contraire, je voulais coller au plus près de la réalité actuelle, pour rendre l’histoire réaliste et possible de survenir dans un futur proche. Je préférais l’idée que le contrôle des gens se fasse comme la conséquence naturelle de ce nouveau réseau social. De manière naturelle. Accentuant l’idée à l’extrême, je me suis rendu compte qu’au delà des pensées, ce sont nos émotions. » C’est comme cela qu’Inter-Feel sort de sa plume. Maintenant qu’il a gagné, il se concentre sur la suite de son texte, c’est ce qui l’intéresse avant tout. Son plaisir : « pouvoir m’investir dans un travail d’écriture à long terme et dans un contexte professionnel. Je n’ai pour l’instant écrit que pour des concours ou pour mon site. » D’ailleurs, il ne compte pas pour autant délaisser son blog sur lequel il se livre à l’exercice compliqué de la critique littéraire, ni abandonner son job de communicant, entre autres pour la fête des lumières à Lyon. Un garçon éclairé, en effet !
Alors, nous remercions vivement Antonin pour ce beau texte qu’il nous a fait partager, ainsi que pour sa gentillesse et son humilité….












Bravo! Continuez dans le sens que vous avez pris, affirmez-vous et restez naturel quoiqu’il arrive, quoiqu’il se passe. Quelqu’un a écrit « Il n’y a rien de plus grand que la simpicité » Et aves la sincérité, on touche à tous les coups à coeur.