Protégez-vous vos textes ?
Amis auteurs,
Il y a une question particulièrement importante qui devrait vous tarauder cette année : celle de la propriété intellectuelle et de la protection de vos textes. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est très facile de trouver du contenu sur Internet – ou ailleurs – et de le réutiliser sans que potentiellement l’auteur ne soit au courant. Bien malin ensuite celui protègerait votre propre texte en le mettant à son nom… et bien difficile de démêler le faux du vrai ensuite.
Même si les risques sont minimes, ils existent néanmoins. Parfois contraignante – les procédés traditionnels peuvent prendre beaucoup de temps -, la protection de vos textes s’avère primordiale : la propriété intellectuelle sur Internet est un domaine où le vide juridique permet d’innombrables dérives. Assurez donc vos arrières puisque vous le pouvez. Il n’y a pas besoin d’être un auteur adulé – et ou convoité – pour se faire arnaquer : combien d’internautes ont vu leurs textes publiés sur des blogs ou dans des revues sous d’autres noms que les leurs ? (et je parle en connaissance de cause : j’aurais pu être contente si mon nom avait été cité, je me serais dit que c’était le début de la gloire mais malheureusement ça n’a pas été le cas).
Il y a un autre aspect non-négligeable : si vous êtes un jour publié – ou si vous en avez la possibilité – votre texte ne pourra pas l’être s’il n’est pas protégé. Votre éditeur devra être sûr que ce texte qu’il publie vous appartient bien… 2011, année du plagiat par excellence ne l’oublions pas…
Que des personnalités aussi connues – et normalement investies un tant soit peu dans ces questions « intellectuelles » – se fourvoient aussi facilement – et entrainent avec elles leurs négligents éditeurs – prouve bien qu’il y a là une insouciance générale quant à la protection des textes. Et que les conséquences sont plus importantes qu’on ne le croit.
Le droit français prévoit que tout texte créé « appartient » à son auteur : son oeuvre est protégée dès lors qu’elle est écrite. Mais comme on n’est pas au Pays des Bisounours, il se peut que vous ayez un jour à prouver que ce texte vous appartient bien.
La plupart des gens optent pour l’option de s’envoyer un pli en recommandé à eux-mêmes : il faut placer la copie du manuscrit dans une enveloppe scellée en tous points. Hervé Roth a testé cette méthode ici. Je la trouve finalement assez chronophage et pas si simple que ça.
A cette option, j’en rajoute une autre : celle de WeLoveWords. Notre but étant d’assurer la protection des oeuvres qui se trouvent sur le site, nous avons également développé un outil de certification afin de simplifier au maximum la procédure de protection des textes. Nul besoin de se rendre à la poste, de parlementer, d’imprimer, de photocopier, de s’envoyer quoi que ce soit en recommandé : en quelques clics, vous pouvez protéger vos textes et ce, pour un tarif dérisoire. Car le problème de toutes les solutions de protection s’avère être le prix élevé que les organismes proposent. [mettre tarifs] Mais pourquoi se ruiner expressément en voulant protéger ce qui nous appartient ?
[mettre garanties]
Une telle protection garantit l’antériorité de votre texte et vous donne raison en cas de litige ou de contrefaçon. On ne veut pas forcément se donner la peine d’y penser mais quand les ennuis surviennent, on est bien content d’avoir songé à protéger nos textes.
De toute façon, quelle que soit la manière dont vous décidez de protéger vos textes, peu importe : faites-le, c’est important. Il vaut mieux prévenir que guérir…
[itw avocat]

Amis auteurs,

Il y a une question particulièrement importante qui devrait vous tarauder cette année : celle de la propriété intellectuelle et de la protection de vos textes. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est très facile de trouver du contenu sur Internet – ou ailleurs – et de le réutiliser sans que potentiellement l’auteur ne soit au courant. Bien malin ensuite celui protègerait votre propre texte en le mettant à son nom… et bien difficile de démêler le faux du vrai par la suite.

Même si les risques sont minimes, ils existent néanmoins. Parfois contraignante – les procédés traditionnels peuvent prendre beaucoup de temps et d’argent -, la protection de vos textes s’avère primordiale : la propriété intellectuelle sur Internet est un domaine où le vide juridique latent permet d’innombrables dérives. Assurez donc vos arrières puisque vous le pouvez. Il n’y a pas besoin d’être un auteur adulé – et / ou convoité – pour se faire arnaquer : combien d’internautes ont vu leurs textes publiés sur des blogs ou dans des revues sous d’autres noms que les leurs ? (et je parle en connaissance de cause). Et puisque Mathieu Jaegert le souligne sur notre page Facebook « Pour l’instant je matraque le site de mes écrits, sans protection. Peut-être par insouciance? Peut-être parce que je considère qu’il n’y a rien à piquer…? » Il y a toujours quelque chose à piquer : comment savoir si un texte n’est pas potentiellement « commercial » ?

Il y a un autre aspect non-négligeable : si vous êtes un jour publié – ou si vous en avez la possibilité – votre texte ne pourra pas l’être s’il n’est pas protégé. Votre éditeur devra être sûr que ce texte qu’il publie vous appartient bien… PPDA, Macé-Scaron et j’en passe, 2011, année du plagiat par excellence ne l’oublions pas. Ou tout au moins, année du plagiat médiatisé… Que des personnalités aussi connues – et normalement investies un tant soit peu dans ces questions « intellectuelles » et juridiques – se fourvoient aussi facilement – et entrainent avec elles leurs négligents éditeurs – prouve bien qu’il y a là une certaine désinvolture quant à la protection des textes. Et que les conséquences sont plus importantes qu’on ne le croit. Comme on le voit avec la polémique autour de Florence Foresti – que je vous invite à découvrir ici - il ne faut pas aller trop vite en besogne : il y a plagiat et plagiat. Le domaine des idées et de la création étant un champ particulièrement vaste, on est en droit de se dire que quelqu’un a eu la même idée que nous… Mais c’est alors que les ennuis commencent.

Le droit français prévoit que tout texte créé « appartient » à son auteur : son oeuvre est « protégée » dès lors qu’elle est écrite. Mais comme nous ne sommes pas au Pays des Bisounours et que rien n’est moins simple que la loi, il se peut que vous ayez un jour à prouver que ce texte vous appartient bien.

La plupart des gens optent pour l’option de s’envoyer un pli en recommandé à eux-mêmes : il faut placer la copie du manuscrit dans une enveloppe scellée en tous points. Hervé Roth a testé cette méthode ici. Je la trouve finalement assez chronophage et pas si simple que ça. Et s’il faut se battre avec le postier… Il y a toutes les autres options proposées par divers organismes (SGDL, SACEM etc) : comme le met en évidence l’article d’Hervé Roth, on peut se renseigner plus particulièrement sur cette page.

À ces options, j’en rajoute une autre : celle de WeLoveWords. Notre but étant d’assurer la protection des oeuvres qui se trouvent sur le site, nous avons également développé un outil de certification afin de simplifier au maximum la procédure de protection des textes. Nul besoin de se rendre à la poste, de parlementer, d’imprimer, de photocopier, de s’envoyer quoi que ce soit en recommandé : en quelques clics, vous pouvez protéger vos textes et ce, pour un tarif moindre ou égal à celui proposé dans les sociétés d’auteurs ou les organismes de protection traditionnels.

Une telle protection garantit l’antériorité de votre texte et vous donne raison en cas de litige ou de contrefaçon. On ne veut pas forcément se donner la peine d’y penser mais quand les ennuis surviennent, on est bien content d’avoir songé à protéger nos textes.

De toute façon, quelle que soit la manière dont vous décidez de protéger vos textes, peu importe : faites-le, c’est important. Il vaut mieux prévenir que guérir…

Et vous, quelle méthode utilisez-vous ? Quels avantages et inconvénients y voyez-vous ?

Partagez :

  • Scoopeo
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • MySpace
  • Wikio FR
  • TwitThis
  • Yahoo! Buzz


  1. Isabel da Rocha on Mardi 10, 2012

    Bravo d’insister sur ce point délicat de la protection des auteurs.

    Pour ma part, j’utilise plusieurs méthodes : le recommandé à moi-même, l’enveloppe SACD pour un manuscrit qui me tient vraiment à cœur et pour les petits textes, je me les envoie par mail que j’archive et que j’imprime également (copie à un ami sûr). Je n’ai pas encore testé la solution Welovewords que je trouve pourtant pratique. Je vais le faire, promis.

  2. omicron on Mardi 10, 2012

    Bof !
    Je me sens très peu concerné par la protection de mes textes. J’ai acheté un lot de 5 certificats chez WLW le jour où je me suis inscrit, pour participer au fonctionnement du site plus que par réelle conviction. J’ai utilisé ces 5 certificats un peu au pifomètre et depuis, je ne me résous pas à acheter un deuxième lot.
    Pour l’instant, je me dis que si jamais quelqu’un utilise mes écrits et qu’il rencontre tant de succès que j’en serai informé, eh bien j’en serai très fier. :-)
    Cette position est celle que je tiens en ce moment, mais rien ne dit bien sûr qu’elle restera toujours la même.
    A propos : Les certificats WLW ne protègent qu’un an ?
    Ai-je bien compris ?

    cordialement

  3. Roxane on Mardi 10, 2012

    C’est une manière de voir les choses… Dans les faits c’est toujours un peu difficile d’accepter de voir son texte utilisé par d’autres, à des fins commerciales surtout, et de n’en retirer ni gloire ni bénéfices (et même si l’on n’est pas obligés d’écrire « pour ça »…)

    Oui, la formule 5 certificats comprend une protection d’un an pour chacun des textes, vous aviez bien compris ;)

  4. André Perchet on Mardi 10, 2012

    Publier sur une plate-forme numérique avec un ISBN n’est ce pas une solution plus radicale ?

  5. Roxane on Mardi 10, 2012

    Vous êtes le couteau-suisse de la protection de textes !

  6. Danielle on Mardi 10, 2012

    André svp, qu’est-ce qu’un ISBN ?
    Je confirme : c’est un crève-cœur de découvrir son texte ou (peut-être pire) son style sous le nom d’un autre qui s’est avéré, à deux reprises pour moi, être un proche. Ça revient à découvrir aussi jalousie ou rivalité malsaine, lâcheté, et la relation explose, sans compter que les connaissances littéraires autour de soi ne se permettent pas forcément de prendre parti.
    La solution WLW me paraît très pratique, reste à savoir ce qu’on appelle un fichier : peut-il contenir un recueil de nouvelles ou chaque nouvelle est-elle un fichier en soi ?

  7. Roxane on Mardi 10, 2012

    Bonjour Danielle

    L’ISBN est l’International Standard Book Number : chaque livre en possède un. Cela permet de l’identifier (regardez sur les quatrièmes de couvertures de vos livres, vous les verrez…)

    Pour répondre à votre question : un fichier peut contenir plusieurs textes donc la protection d’un recueil de nouvelles via WLW ne nécessitera seulement qu’une certification.

    Voilà, bonne journée !

    Roxane