Le Petit Nicolas, 50 ans et toujours dans l’air du temps?

Quand on parle du Petit Nicolas aujourd’hui, on peut faire la confusion avec une personnalité politique de petite taille. Il n’en est rien.
Le 30 septembre sort sur les écrans de cinéma le très attendu « Le Petit Nicolas, Le Film » avec Kad Merad en « mon papa » et Valérie Lemercier en « ma maman ».
GROSSE production française de ce dernier trimestre 2009, casting en béton armé pour commémorer les 50 ans de ce gamin devenu culte pour nos parents, mais pas seulement… Allez rien que pour toi: TEASER!
Et oui, il s’en est passé des choses dans la France de Papa depuis 50 ans, fini les culottes courtes à l’école, maman a son permis de conduire et même sa propre voiture le plus souvent, les papas ne font plus « carrière » en temps qu’experts comptable dans la même entreprise toute leurs vies, la télévision est en couleur et « la France a peur »; l’information et la technologie sont partout, tout va très vite, trop vite.
Heureusement, il y a la tendresse, l’humour et l’enfance.
C’est en 1959 qu’a été crée le Petit Nicolas sur un idée originale de Goscinny « Il arriva avec un texte dans lequel un enfant, Nicolas, racontait sa vie avec ses copains qui avaient tous des noms bizarres: Rufus, Alceste, Maixent, Agnan, Clotaire… Le surveillant général était appelé le Bouillon. C’était parti, René avait trouvé la formule » se souvient Sempé qui, de quelques coups de crayons, donne vie à la création de Goscinny en créant ce dessin que nous connaissons tous pour illustrer la 1ère histoire de l’écolier, parue dans Sud Ouest Dimanche du 26 mars 1959. Commence alors collaboration et une profonde amitié qui durera jusqu’à la mort de Goscinny en 1977.
Dès 1960, le Petit Nicolas est édité en livre, c’est à partir du second, « les récrés du Petit Nicolas » que le succès en librairie est au rendez-vous.
Moi même j’en ai lu pleins, et j’en garde d’excellents souvenirs. Le Petit Nicolas, c’est une allégorie de l’écolier un peu turbulent, espiègle mais malin, qui a des copains très marqués de leurs qualités et de leurs défauts, tous très différents les uns des autres pour fournir au lecteur un « panel » assez complet des comportements enfantins, et donc une partition infinie de conneries à faire. On se reconnait tous en lui et c’est pourquoi il évoque chez nous une certaine tendresse, de l’attachement. Le Petit Nicolas, c’est la nostalgie, l’éternelle liturgie de nos parents qui trouvent que « c’était mieux avant » et que c’était surtout plus mignon par rapport à Naruto ou Ken le survivant.
Oui mais à l’instar des personnages japonais sus-nommés, le Petit Nicolas a également fait son entrée dans le 21ème siècle: il a un Facebook, un site en flash et porte des même des couleurs.
Le film qui sort ne manquera sûrement pas de relancer l’engouement pour notre petit héros très français. Il y a fort à parier que nous allons assister dans les prochains mois à une déferlante de produits dérivés et de prénoms bizarres.










