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Etrangement moins populaire que nos Brel, Brassens, Gainsbourg et autres auteurs à succès qui ont forgé cette exception culturelle qu’est notre bonne vieille chanson française, Jean Ferrat fait figure d’outsider. Limite underground le mec.

Et oui, dans cette France des années 50 et 60, on peut encore tolérer les grossièretés de Brassens, l’anti-militarisme de Brel, les fesses de Polnareff, ou encore l’anarchisme un rien désuet de Ferré; mais JAMAIS Ô GRAND JAMAIS on ne parlera dans ce pays de camarades communistes glorieux, d’émancipation des masses laborieuses, d’accusation des collabos, etc…

Pourtant, c’est un chanteur et un auteur engagé qui vient bien de nous quitter. Fils d’un père juif émigré de Russie dont il sera privé à l’âge de 11 ans quand ce dernier sera déporté. Sauvé par les communistes, le jeune Jean Tenenbaum sort de la guerre avec une certaine idée de l’engagement politique et social.

Il affrontera la censure des chansons engagées, interdites d’antenne. Il faut rappeler que dans les années 60, on est au paroxysme des tensions est/ouest. Dans cette France Gaulliste, tout ce qui n’est pas bleu est bel et bien rouge, et le rouge, c’est un signal de détresse, un danger immédiat.

Jean Ferrat, aura probablement été plus rouge que les autres, plus engagé mais également plus ignoré, plus censuré.

Allez, petite sélection vidéo.

La Montagne, biensûr.

Nuit et Brouillard, les camps de la mort.

Potemkine, la révolte.

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  1. C'est un peu vide ici... Pourquoi ne pas laisser un petit commentaire?